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Corned Buffle Inauguration paisible et chaleureuse, bières bon marché, chips, sons électroniques, Zerfall élcairé à la bougie. Des amis, des habitués et des curieux assistèrent au concert décousu et amusant du célèbre collectif Buffle composé de Emmanuel Gonay (alias Champion), Benjamin Franklin (alias BFKN), Xavier Garcia-Bardon (alias Saule) et Denis Duez. c'était: |
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On a frôlé l'hystérie ! Trois jours durant, extrémistes du consensus en tout genre ont poussés des cris. Représentations animées de soupirs, de claquements de porte, voire d'étranglements. Après la pièce de théâtre, on pouvait entendre: "c'est une honte !", "oui, quand je vais voire un spectacle, j'en veux pour mon argent", "on nous arnaque", "ça ne m'a rien fait !", "j'aime voyager", etc... Autant de réactions virulentes que du désarroi à se retrouver face à soi-même, d'attendre, de n'avoir rien à se mettre sous la dent, et de se demander quand ça va arriver... La colère de retourner au service après-vente pour l'objet qui ne marche pas, un film qui ne fait même pas son effet, une attraction qui ne divertit pas. Ces 3 monologues brillament mis en scène par Clément Laloy ont magistralement touchés à l'essentiel de l'oeuvre de Samuel Beckett. Berceuse a été très justement interprété par Melina Perelman, dans les yeux de laquelle on pouvait voire l'effroi de l'attente. Solo, sorte de un-clos, interprété par un Jean-Luc Thayse en grande forme et à la présence physique jamais démentie, suggère un combat de haine et d'attente, entre le temps passé et le futur. Dans Cette fois, sans aucune parole, Giuseppe Zammataro s'est tenu droit sur la scène attendant sans cesse, au finish. Il était ici surtout question de présent, non pas le présent de l'histoire de la pièce, mais celui du spectateur et de son attente inconditionnelle et inrompue. c'était: |
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Albano a mis le feu! Grande folie dance à Zerfall ce soir, après le songwriting minimal et confidentiel de l'héroïque A Photograph et du set lo-tek de Champion. Dès 21h00, A Photograph, s'assit au milieu des spectateurs pour chanter a capella avec sa guitare, ses chansons touchantes et cyniques, histoires du quotidien et confidences sous la forme de cantiques pop. Après la pause chips de rigeur, Champion repris des manettes et entama son set ludique et croustillant. Disciple du SoundClub pour ce soir, ses morceaux prirent vite l'allure de viennoiseries Mario Bros pour le plaisir de tous. Il fût rejoint pour deux derniers morceaux par l'incontournable Benjamin Franklin au Casio pour quelques rengaines entraînantes et jouissives. Zerfall était plein à craquer et les bougies largement consommées, l'heure de rentrer chez soi déjà passée, et les permières salves d'accords planants purent prendre possession de nos moyens, de nos membres en dislocation prématurée et de notre âme assoifée de vertiges. Grande folie donc, déjà légendaire, avec Albano en forme suprême, tourbillonant son orgue pulsé par des rythmiques surpuissantes. Un grand revival acid à grand fracas, rockn'roll, techno et planant. La jouissance d'être pris et de se consumer de l'intérieur. c'était: |
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Ive been wondering if you were going to come back to us. Where you go is where i go. Stefaan Quix, le "Glenn Gould des molettes" comme ses amis le surnomme, inaugurait la soirée en tirant les deux premières notes des Variations Goldberg de JS Bach jusqu'à l'évanescence de leur texture électrique. Deux monumentales notes de piano samplées, pitchées et delayées jusqu'à devenir un ronronnement continu. "La Guerre commence au-delà de la mer". Le gris total, où l'abstraction, d'émotions, de point d'attaches, tel que Glenn Gould lui-même abordait entre autre cette oeuvre magistrale. Un jour
j'ai écrit un peu bêtement: "tout contre le mur, tu
peux sentir battre l'autre côté". Le concert claustrophobique
de Béton, c'était un peu ça. Pas de voyages sous
les tropiques ni d'emporte-pièce. Le dernier
concert de la soirée a ouvert les valves côté cour.
Saule, pâtre d'un certain intimisme couplé à une joie
romantique, a déversé une fois de plus ses nappes miraculeuses
sur un ton inavoué d'ivresse. L'occasion pour Xavier Garcia Bardon
de donner à son magnifique album, composé à l'abris
des foules, une tournure plus cadencée. c'était: |
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3 Histoires d'amour. On retrouve Clément Laloy sur le front avec ces 3 courtes pièces écrites et mises en scène, encore une fois avec plusieurs de ses acteurs fétiches. 3 Histoires damour, 3 couples frôlant la caricature de boulevard, effritant la tendresse jusquà une nerveuse mise à nu de la peur. c'était: |
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Mirco Santi. Benjamin Franklin et Saule se succèdent à la table de mixage pour créer une ambiance à la fois électrique et détendue. A 21h25, Mirco Santi projette deux films côte à côte sur le mur du fond. La musique baisse mais reste présente. Les images défilent. On aimerait les retenir parce qu'elles sont belles mais elles disparaissent, apparaissent, disparaissent, apparaissent, disparaisent. Mirco en musicien. On reconnaît les images. On ne reconnaît pas les images. C'est abstrait. C'est quotidien. On entre dans un espace mental. On reste à la surface du mur. Les images apparaissent, disparaissent, apparaissent. C'est du cinéma. Ce n'est pas du cinéma. On reconnaît. On ne reconnaît pas. L'oeil cherche quelque chose. On passe à un autre film, une autre recherche, une autre musique. C'est la même chose. C'est différent. Mirco en musicien. Mirco manipule les projecteurs comme des instruments de musique. On croit que c'est fini. Ca recommence. Mirco projette sur le mur de gauche. les spectateurs doivent bouger. Après une heure, Mirco arrête. Mais ça continue. Le regard a changé. Benjamin et Saule augmentent à nouveau le volume de la musique. c'était: |
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Blasphemous Rumours. Une étrange soirée courte et filandreuse, électrique de sons collectés et radio-interceptés. Premiers entre-chocs berçés par les vinyles de Patrick Thinsy. Ensuite Alain Bolle et Jacques Foschia pour quelques moments indescriptibles de sons délicats et non-identifiables. Retour à la normale comme dans du beurre. La bande sonore de nos conversations sans queues ni têtes purent réinvestir les lieux. c'était: |
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Wich body art and naive norwegian disco. Une étrange soirée, entre club de banlieue désafectée, film vidéo sanguinaire, et disco-pop à l'esthétique magazine. c'était: |
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4.48 Psychose : condition 0 "On cherche l'énergie du rock sur un texte qui parle du suicide et de la dépression" Noémi Tiberghien et Jacques Gigi, complices, se retrouvent sur cette mise en scène intransigeante de Clément Laloy. 4.48 Psychose, l'oeuvre ultime de Sarah Kane, sorte de fausse dichotomie entre l'espoir de revivre et la dépression, entre la vie et la mort, est une véritable ode au refus sans concessions, un hymne essouflé jusqu'à la mort: la mort libératrice et poétique. c'était: |
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Le rot, le ruisseau. Pierre Deruisseau entame les hostilité en présentant un travail sonore à partir de bruits issus de documentaires de guerre. Ambiance obscure. Epique. Thomas Olbrechts embraye très subtilement mais sans rien apporter de décisif. Le saxo donne un ton mélancolique à une pièce qui aurait mérité une plus grande radicalité. Derrière eux, les instruments de six "roters", soigneusement dérangés. R.O.T. font un long set sensible, plein d'une tristesse joyeuse, qui ne trouve jamais l'équilibre, mais survit dans une tension, presque du suspens. On sent un plaisir à jouer. Tout le monde découvre ce qui émerge. Disparaît. Mais laisse un goût. En bouche. Ils reviennent plus tard pour ceux qui sont encore là. C'est plus électrique. Plus relaché. c'était: |
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Huis-Clos.
c'était: |
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La
guerre commence au-delà titre du roman de Murakami Ryu c'était: |
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....
c'était: |
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